Mont-sous-Vaudrey, Jura
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La voie du train devait vraisemblablement passer à côté de cette rue, sur la droite (dans la haie de conifères).
Plus rien de visible ici pour déterminer avec précision où elle passait.
Avant 1957, la Nationale 5 passait ici sous la voie du chemin de fer, comme en attestent les cartes Michelin de l'époque, avec une hauteur limitée à 4,10m jusqu'en 1966, puis 3,90m jusqu'au démontage de la voie et du pont, qui ont eu lieu entre 1970 et 1974 (je remercie M. Laurent Saccaro, collectionneur de cartes Michelin, pour ces précisions).
Un autre témoignage indique que le Pont Noir (c'est son nom) aurait été démonté dans les années 80. Le voici :
(Cliquer sur l'image pour la voir en plus grand format)La voie du train devait vraisemblablement passer à côté de cette rue, sur la droite (dans la haie de conifères).
Plus rien de visible ici pour déterminer avec précision où elle passait.
Avant 1957, la Nationale 5 passait ici sous la voie du chemin de fer, comme en attestent les cartes Michelin de l'époque, avec une hauteur limitée à 4,10m jusqu'en 1966, puis 3,90m jusqu'au démontage de la voie et du pont, qui ont eu lieu entre 1970 et 1974 (je remercie M. Laurent Saccaro, collectionneur de cartes Michelin, pour ces précisions).
Un autre témoignage indique que le Pont Noir (c'est son nom) aurait été démonté dans les années 80. Le voici :
Au début des années 80 (je n'ai plus l'année exacte), la DDE a entrepris un beau jour de refaire l'enrobé de la route à l'entrée sud du village. Ce nouvel enrobé devait mesurer au moins 30 cm d'épaisseur.Merci à Joël PERRIAND pour ce témoignage, et celui-ci aussi :
Le chauffeur d'un camion de fleurs était habitué à passer sur cette route - et donc sous le Pont Noir - plusieurs fois par semaine, depuis des années. La hauteur limitée à 4,10 m. était inscrite en grandes lettres blanches sur le tablier du pont...
Bien entendu, les agents de la DDE se sont bien gardés de noter la nouvelle hauteur, après la pose de l'enrobé...
Vous devinez la suite : la camion devant mesurer environ 3,85 m se trouva coincé à 50 ou 60 km/h, puis se coucha sur le côté, et Mont-sous-Vaudrey, en tous cas les abords du Pont Noir, aurait pu en quelques secondes remporter tous les premiers prix de "Village Fleuri".
Le chauffeur se tenait la tête en hurlant " je ne comprends rien, ça fait des années que je passe à cet endroit avec le même camion"...
Les assurances autorisèrent les riverains et les curieux à récupérer les centaines de pots de fleurs qui jonchaient la route...
Quelques jours plus tard, la DDE inscrivit un "prudent" "3,50 m" sur le pont...
Peu après, les autorités "compétentes" décidèrent de détruire le pont...
Si ce que m'ont raconté mes aïeux est exact, le pont d'origine a été dynamité par la Résistance vers la fin de la guerre, pour freiner les convois allemands.
Cette explosion a créé une fissure à l'arrière de la maison de ma grand tante, Mme Vaugier, maison située à l'angle de la route de Poligny (ancienne RN5) et du chemin des Poiriers. Cette fissure, de 10 cm de large sur toute la hauteur de la maison, doit toujours exister. Une poutre de soutènement avait dû être placée entre ce mur et un grand sapin, à environ 5 m. Pendant toute mon enfance, j'y voyais les campagnols ("rats-boyats" en langue locale) aller et venir sur cette poutre pour aller des prés au grenier.
