Ligne de chemin de fer présidentielle Jules Grévy
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Bref historique de la ligne, d'après le livre de M. Joseph Bécu "De la montagne du Jura à la plaine de Saône" (1) :
Dès 1841, il fut question d'un projet de voie ferrée Poligny/Dole.
En 1862, des statistiques sont établies, sur demande de l'Etat, afin de mieux connaître les régions potentiellement intéressées par le passage d'une voie ferrée.
Plusieurs tracés avaient été envisagés :
Bref historique de la ligne, d'après le livre de M. Joseph Bécu "De la montagne du Jura à la plaine de Saône" (1) :
Dès 1841, il fut question d'un projet de voie ferrée Poligny/Dole.
En 1862, des statistiques sont établies, sur demande de l'Etat, afin de mieux connaître les régions potentiellement intéressées par le passage d'une voie ferrée.
Plusieurs tracés avaient été envisagés :
Dole/Mont-sous-Vaudrey/Arbois avec prolongement jusqu'à Mesnay et jonction avec la ligne Mouchard/Pontarlier, croisant et empruntant la ligne Lyon/Vesoul au niveau d'Arbois sur quelques kilomètres.
Dole/Mont-sous-Vaudrey/Poligny avec prolongement jusqu'à Crotenay pour rejoindre la ligne Lons/Champagnole.
Dole/Mont-sous-Vaudrey/Mouchard, avec jonction à Arc-et-Senans avec la ligne Dole/Mouchard.
En 1879, sur impulsion du conseil municipal de Mont-sous-Vaudrey, il est proposé de substituer au projet de tramway celui d'un chemin de fer d'intérêt stratégique, ce qui aurait pour avantage de ne rien coûter au département ni aux communes. Nous remarquerons au passage que c'est l'année où Jules Grévy est élu Président de la République. Dès son arrivée à l'Elysée, Jules Grévy fit les démarches nécessaires pour réaliser ce projet, qui était en fait un vieux souhait de son père et une promesse d'élus locaux en direction d'une population qui souhaitait pouvoir se rendre plus facilement à Dole (pour la foire entre autre), et à Lyon sans faire le détour par Dijon.Jules Grévy vit dans ce projet un intérêt économique local certain (qui ne sera pas démenti par l'exploitation dans les années 1884 à 1914), et un intérêt personnel également, créant ainsi une ligne directe le menant de Paris à Mont-sous-Vaudrey. Jusque là, il devait emprunter le rapide de Suisse, qui stoppait en gare de Montbarrey, puis gagner sa résidence en voiture. En gare de Montbarrey, seule en France à être décorée dans le style "art nouveau" (aujourd'hui détruite !), un salon spécial accueillait le Président, sa famille et les fonctionnaires qui le suivaient.
En 1881, un avant projet s'établit sur les bases d'un tracé Dole/poligny, contournant Dole par l'Ouest, et prolongation jusqu'à Crotenay pour rejoindre la ligne Lons/champagnole, créant ainsi "la grande ligne internationale la plus directe entre Paris et Genève", selon le rapport de l'ingénieur en chef Picquenot.
Finalement le projet de tracé approuvé par le ministre la même année contournera Dole par l'Est, passant par la Bédugue. Projet adopté début 1882.
Le 26 mai 1883, le ministre des Transports Publics concède la ligne à la compagnie PLM (les travaux étant déjà commencés dès 1882).
Le 11 août 1883, le ministre des TP approuve le projet d'agrandissement de la gare de Poligny pour recevoir les installations nouvelles de la ligne de Dole.Le 7 novembre 1883, le ministre des TP approuve le projet d'agrandissement de la gare de Dole; les travaux sont entrepris en 1884 et finis en 1886.
La ligne est livrée à la compagnie PLM le 5 août 1884, ouverte à la circulation et inaugurée le 20 août 1884, pendant le séjour de Jules Grévy à Mont-sous-Vaudrey pour ses vacances, et inaugurée officiellement le 30 août 1884.
Depuis août 1884 jusque décembre 1987 (fin de son second mandat à la Présidence) un train spécial "présidentiel" circulera donc les vendredi et dimanche soirs. Il était composé de matériel salon de première classe de la compagnie PLM. Une voie spéciale l'accueillait en gare de Mont-sous-Vaudrey.
A noter que cette ligne a été construite et mise en circulation très rapidement. La réception des travaux a été faite en 1886, 1 an 1/2 après la mise en service ! On a quelque peu brûlé les étapes !
Malgré les protestations des conseils municipaux, la circulation des trains voyageurs sera supprimée le 5 mai 1938, puis sera rétablie en 1939, à la mobilisation. En même temps, les barrières sont supprimées sur une grand nombre de passages à niveau, qui sont alors signalés par des croix de Saint-André.
La ligne a subi peu de dégâts pendant la guerre, le plus important étant la destruction du pont sur le canal le 9 juin 1944.
Fermeture au trafic des marchandises de la section Aumont - Poligny le 14 mai 1950.
Fermeture de la section Aumont - Mont-sous-Vaudrey (date non communiquée).
Fermeture de la section Mont-sous-Vaudrey - Dole en 2005.
(1) Pour en savoir plus :
De la montagne du Jura à la plaine de Saône, par Joseph Bécu, impression numérique BURS, novembre 2006, disponible en librairies à Lons, Poligny, Dole et chez l'auteur M. JOSEPH BECU, 341 rue de la Blondelle, 39570 VILLENEUVE SOUS PYMONT.



